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Passez donc me voir… Je partage ma bibliothèque virtuelle. Je vous réserve ainsi des surprises à découvrir régulièrement au fil du temps… Un regard nouveau par l’entremise de photos, de musiques, de poésies, de vidéos, d’astuces et de publications variées. Un rendez-vous avec une page différente au gré de mes découvertes ou créations. Un nouvel ami pas si virtuel que cela avec lequel vous aimerez partager un moment. Bonne découverte.

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La grande roue sous un ciel rougeoyant se reflétant dans un bassin des tuileries-02 © Gilles RICHER 2011-07
 
A la recherche du bonheur
 
Il ne me suffit point de vivre,
Encore voudrais-je vivre heureux,
Et entre idéal et désir,
Je voudrais trouver le camaïeux

Il n’y a point d’histoire,
Tout est dans le mot bonheur,
Je veux toujours y croire,
Tous les jours, j’y vais de mon labeur.

Je le pratique dans la sagesse,
J’ai la conscience en un moi-même,
Mais quel sens à cette ivresse,
Quand je me perds pourtant de même ?

Quel est ce bien en tempérance ?
Ce juste contrôle de mes désirs,
Est-ce là bien qu’une espérance,
Voire juste une vertu qui fait sourire ?

Une touche de divin dans cette flamme,
Un sens au bout de ce chemin,
Une foi hasardeuse qui m’enflamme
Pour une cité improbable aux confins.

A moins de ne plus rien espérer,
Me réfugier alors dans la posture,
Me rendre à l’évidence et ne plus nier,
Et entrer doucement en béatitude.

Qu’une issue fatale en mes progrès,
Qu’une utopie en mes pouvoirs,
Qu’une obligation à toujours persévérer
Qu’une affiche à la face de mon miroir.

L’angoisse est là malgré le diktat,
Le mythe est là propre à mon être,
A tant le chercher, il m’acculera
Ce bonheur, à une vie dans le paraître.

A tant vouloir partout le chercher,
De ma vie, je serais passé à côté,
N’ayant sur le chemin jamais trouvé,
Qu’il n’était en fait au bout de l’archer.

© Gilles RICHER - 06/2011

Coucher de soleil sur les sables mouvants du Mont-St-Michel-04 © Gilles RICHER - 2001-07

Elle se tortille, s’entortille, se met en vrille et puis se recroqueville ;
Battue d’avance, empêchée de vivre, la vie, la vrai, la notre, elle ne l’a connait pas ;
Alors elle disparaît doucement dans le noir sur le chemin de sa proche mort.
Et seule l’ombre de notre conscience l’entrevoit encore….
© Gilles RICHER - 9/2010

Coucher de soleil sur les sables mouvants du Mont-St-Michel-03 © Gilles RICHER - 2001-07

Ne plus me voir sans faille,
Ne plus m’exclure de mes envies,
Ne plus refuser mes désirs,
Ne plus exiger tout de moi même,
Ne plus devenir mon propre bourreau.

© Gilles RICHER - 9/2010

La grande roue illuminée - Paris - © Gilles RICHER - 2001-06

Les mots d’amour…

Tu es dans ma tête,
Tu es dans mon coeur,
Mais bien sûr,
Ça ne peut me suffire,
Je voudrais aussi que tu sois dans mes bras…
Et si l’attente rend les moments à venir,
plus merveilleux, plus doux encore,
Je voudrais aussi que le futur devienne le présent.
© Gilles RICHER - 9/2010

Contre-jour au lac Daumesnil © Gilles RICHER - 2001-02


J’entends un cri d’oiseau
Qui cherche la lumière
Là où les ténèbres se meurent.

J’entends des prières
Qui du vent s’élèvent
sur les pas du temps perdu.

Pourtant,
Je ne veux pas écouter
Le vent se coucher.
Je ne veux pas voir partir
Ce fiévreux navire.

Lève la voile vers ton soleil,
Laisse la pour moi fendre le ciel

Ma vie s’en va
Le temps est là.

Combien de rêves fous
Viennent du fond de l’âme
Inventer une vie nouvelle
Combien de fontaines
Coulent leur eaux fraîches
Pour abreuver des vagabonds.

Non,
Je ne veux pas regarder
La mort de la Fée.
Je ne veux pas voir pâlir
son tendre sourire.

Ce soir, fais-lui un lit bien bordé
Sans pleurs, couche là vers son passé.

Bonheur s’en va,
Le temps est là.

Un oiseau endormi
Au nid chaud de l’oubli,
Dans son duvet de plûmes rêve.

Demain, il reprendra
Son vol vers le soleil,
Sur la route du souvenir.

Il ne peut pas oublier
L’espoir assoiffé.
Il ne peut pas voir mourir
ce violent désir.

Rappelle-moi encor’ son visage
Laiss’moi la douceur de son image.

L’amour s’en va,
Le temps est là.

© Gilles RICHER - 2/2011

L’Opéra Garnier-Paris © Gilles RICHER - 2001-01


Je ne sais pas pourquoi,
L’amour meurt cette nuit.
Il me laisse sa croix,
Pour partir sous la pluie.

Je ne sais pas pourquoi,
Le vent et la tempête,
Ont emporté sa voix
Aux accents de fillette.

Pourquoi ?

Seul dans ma chambre vide,
Je rêve encore au corps,
Qui le soir tout humide,
Venait contre mon corps.

Pourquoi ?

Seul sans une caresse,
A donner à l’amour,
Je n’ai qu’une maîtresse,
La fraîcheur de nos jours.

Je ne sais pas pourquoi ce soir,
Tu es partie sans faire un bruit?
Tu n’étais pas fille d’un soir
Pour me laisser avec l’ennui.

Je ne sais pas pourquoi l’amour
S’est enfui de nos habitudes,
Pour s’en aller pleurer toujours,
Dans les rues de la solitude.

Je ne sais pas pourquoi la mort
A ouvert son lit de fortune.
Je rêve toujours à l’aurore,
Que fera la prochaine lune.

© Gilles RICHER - 2/2011

Vitrine de Noël-Grands magasins de Paris-03 © Gilles RICHER - 2000-12

Mon jardin, mon lierre,

Dans mon rêve lointain, se cachait un jardin, 
Croyant t’avoir perdue, je criais ton nom en vain. 
Mais parfois tu me rejoignais, prenant ma main, 
D’un baiser, tu éloignais ma peur 
Je devenais ton lierre et toi ma fleur

Et puis un jour, le miracle de l’Amour 
S’est posé sur la trame de nos destins. 

Comme deux doigts de la main, 
Deux ondes sur la même fréquence, 
Deux oiseaux sur leur branche, 
A chaque jour, à chaque instant, 
De petits événements, de doux moments…. 

Et ce sont ces petits mots, chuchotés au matin, 
Qui donnent un sens à nos lendemains. 

Et quand tes lèvres fuient devant mes assauts, 
Je sais que ton cou cédera à ma passion, 
M’autorisant à parcourir le reste de ta peau, 
Que je dévore de mon appétit de lion. 

Tous ces moments de jouissance, 
Ton corps qui fait vibrer mes sens, 
Tes caresses que tu m’offres sans cesse, 
Ta tendresse qui m’envahit et me berce, 
Tout ce que tu représentes dans mon cœur, 
Tout en toi me fait fondre de bonheur.

© Gilles RICHER - 2/2011

Vitrine de Noël-Grands magasins de Paris-01 © Gilles RICHER - 2000-12

Partages,
Dans nos bureaux, dans nos maisons,
Jamais cassés, jamais perdus,
Dans ces lieux où nous vivons,
Ils s’obstinent, parfois têtus,
Pour une pensée, un souvenir,
Ils passent le temps,
A ressurgir, à revenir,
A refleurir comme le printemps.

Je te donne ma chaîne,
Passe-moi donc ton chandail,
Prends mon écharpe,
Tiens mon stylo.

A l’âge où nous avons tout donné,
Pas échangé, juste partagé,
Ils sont restés, tous ces objets,
Comme un parfum à respirer.

Avons-nous seulement remercié,
Peu importe, nous les avons gardés,
Toutes ces offrandes d’amour,
Qui nous suivent chaque jour.

© Gilles RICHER - 2/2011

Masque lumineux © Gilles RICHER 2000-06

L’idée m’est venue un jour,

Et si j’étais vieux, quelle serait ma plus grande peine ?
Et si j’étais vieux, et si les enfants ne voulaient plus me voir ?
Qu’est-ce qui pourrait me faire oublier mon sort ?
Qu’est-ce qui pourrait m’apaiser ?

Certainement la main d’un bébé.
Certainement les questions d’un enfant curieux.
Trouverait-il la sagesse dans mes yeux ?
Saurait-il briser la glace dans mes veines.
Je sais qu’il me donnerait son bien le plus précieux.
Et si j’étais vieux, pourrait-il encore me désirer ?
Et si j’étais vieux, penserait-il à me téléphoner ?

Je rêverais alors à ses visites, à ces moments passés.
Je voudrais tant pouvoir être écouté.
Je voudrais tant être encore regardé.
Je voudrais tant ne pas me sentir inutile.

Et si j’étais vieux, si je ne savais plus répondre.
Et si j’étais vieux, si je n’étais déjà plus de ce monde.
Pourtant j’avais encore des désirs, des projets.
Trop vieux, plus personne pour en parler.
Trop de passé, échappé du présent, sans avenir.

Pourtant je pourrais en donner des leçons de vie.
Pourtant je pourrais ne plus être cloîtré.

Et si j’étais vieux, je voudrais pouvoir te parler.
Et si j’étais vieux, partager des bons moments.
Ne plus imaginer ma vie dans le silence.
Ne plus dormir tout le temps.
Continuer encore comme j’ai commencé.
Et ensuite seulement passer de l’autre côté.
© Gilles RICHER - 3/2001

L’amitié © Gilles RICHER - 2000-05

Et pourtant, un matin… 

Il y a ces petits riens si troublants, 
Il y a ces instants restés sans voix, 
Il y a nos espoirs dans l’ombre du doute. 
Il y a ce désir de vivre vraiment, 
Il y a ces moments si pleins d’émoi, 
Il y a nos vies au bord de la route.
Il y a ce couloir tellement étroit, 
Il y a cette peur de nous faire mal, 
Il y a qu’il nous faut pourtant savoir. 
Il y a ce rêve en nous qui flamboie, 
Il y a cette pâle aurore boréale, 
Il y a qu’il nous faut enfin vouloir.

Et pourtant…
Il y a le gris, le noir tout autour, 
Il y a le doute au seuil de nos portes, 
Il y a le filet des habitudes, 
Il y a la nuit avec ses vautours, 
Il y a nos tristes mémoires en cohorte, 
Il y a nos hivers d’incertitudes.

Mais un matin ….
Il y a ta vie qui s’enflamme de joie, 
Il y a l’éclair de tes yeux rieurs, 
Il y a tes victoires sur tes défaites, 
Il y a toute la force qui est en toi, 
Il y a le jour qui t’attend dehors, 
Il y a ta voix, juste comme une audace,
Il y a qu’enfin tu accostes au port. 

© Gilles RICHER - 2/2011

Chat siamois à Dinan © Gilles RICHER 2000-05


Les fleurs de mon jardin

Les fleurs agrémentent ma vie,
Leur parfum m’envoute parfois,
Leurs couleurs m’émerveillent,
Aux lueurs de l’aurore
Elles viennent éclore mon regard.

Hier, c’était l’hiver et ses bruyères,
Aujourd’hui, c’est le printemps et leurs pétales qui volent au vent,
Demain viendra l’été et l’odeur des rosiers,
Plus tard l’automne et la fin des géraniums.

Je les vois s’ouvrir doucement,
Je les attends parfois longtemps,
Je préfère les voir se prélasser dans mon jardin,
Qu’en bouquets garnis à la vie écourtée,
J’aime tant voir les gouttes de rosée,
Venir rafraîchir leurs pétales de satin.

© Gilles RICHER - 2/2011

Image fantomatique à la Sainte Chapelle © Gilles RICHER - 1999-06

Le vieil homme

Il est passé,
M’a regardé,
Comme on regarde un enfant.
S’est arrêté,
S’est approché,
Ce n’était plus un passant.
Il m’a souri,
Oui, m’a souri,
Comme on sourit à un enfant.
Il est venu,
La main tendu,
Comme un ami de longtemps.

Il m’a ouvert les portes de l’amitié,
M’a parlé d’un enfant qu’il ne voyait plus,
Il ressemblait un peu à un jardinier
En pleurs devant ses fleurs qui ne sont plus.

Ses yeux brillaient d’amour
Et ses rides à nues
Qui faisaient un labour
S’en allaient vers les nues.

Il m’a raconté l’histoire de tant d’années,
Ces joies au crépuscules d’un nouvel amour,
Le temps de ses projets et de sa liberté,
Tout ce qui s’était envolé dans des discours.

Puis sa voix s’est tue,
Ses yeux brillaient de pleurs,
Et ses rides à nues,
Dessinaient le malheur.

Alors, il s’est levé,
Et sans se retourner,
Il est parti chasser,
Ses souvenirs dorés. 

© Gilles RICHER - 2/2011

Bord de rivière à St Léon-sur-Vézère © Gilles RICHER 1999-08

Hommage à une femme

Ta beauté vaut-elle l’absolue
ou me transforme-t-elle en esclave ?
Sa loi est-elle si cruelle, 
si injuste ?
Pourquoi la beauté aurait-elle tous les droits ?

***

C’est mon privilège. 
Me dit la belle Vénus.
Elle fait la loi en ces lieux.
Ma gloire est dans mon éclat, 
Je suis vénérée pour des lauriers gagnés par ma seule naissance !

La séduction est mon arme cinglante, 
et mes proies sont ma coutumière aventure.

Ma beauté me donne vraiment tous les droits. 
J’en abuse.
Vous m’admirez, 
Vous me célébrez, 
Vous m’honorez.

Point, je m’efface.

Je me nomme tout simplement
L’objet de vos transports 

Je me nomme 

FEMME

Créature de luxe que j’incarne, 
le mystère à portée de lèvres… 

***

Oh, vous êtes belle, certes,
Mais plus que cela, 
Vous êtes femme en esprit. 
Née reine, vous dépassez la simple beauté !

Vous êtes féminité incarnée,
et rien que féminité !

Sous vos griffes de prestige 
J’incline volontiers le regard pour mieux vous servir,
Sans une once d’indocilité, 
Au service de votre hautaine beauté.

Avec diligence je courbe l’échine 
Lorsque votre front me désigne, impérial. 
En silence je convoite votre chair. 
Et me plie au ton arrogant de votre voix 
Qui prononce déjà mon nom… 

Sous le poids aigu de votre talon dûment chaussé 
de cuir et de luxe, 
je vous rends hommage. 
Et baise votre pied dédaigneux.

Librement interprété et mis en forme à partir d’un texte de
Raphaël Zacharie de Izarra

© Gilles RICHER - 2/2011